
Chevelus des Rivières et Bassins versants est un chantier artistique pluridisciplinaire consacré à l’hydrographie de notre pays. Cette résidence en est le volet sonore.
En quête d’un vocabulaire et de structurations musicales, cette exploration est nourrie des paysages, joies et beautés de l’eau, approches géographiques et questionnements sur nos liens à nos cours d’eau.
Tisser ensemble, patrimoine et matrimoine universel de la vie sur terre
Travaillant avec le territoire, une importance est donnée ici aux sources. Ayant à coeur les précieux patrimoines culturels immatériels de l’humanité, je porte mon regard sur l’indissociable "matrimoine universel de la vie sur terre". Discerner, nommer, célébrer les milieux vivants qui nous tiennent en vie en leur sein.
Travaux de l’eau, Corps du monde
Concernant l’eau, incommensurable et vitale, les approches possibles sont nombreuses.
Ici l’axe de recherche est le monde en tant que corps, veiné de cours d’eau.
Le bassin versant de l’Adour est le terrain de cette recherche ; il est composé de nombreux bassins versants singuliers, dont celui du Gave qui traverse le Béarn.
Un bassin versant est un territoire géographique, la portion de continent recevant les eaux qui circulent naturellement vers un même cours d'eau ou vers une même nappe d'eau souterraine.
Le chevelu de la rivière désigne l’ensemble des ruisseaux qui affluent vers une même rivière.
Nous prendrons des nouvelles des cours d’eau les plus proches, le Hédas, le ruisseau disparu, le Gave, et des affluents.
Les voix de l’eau, de la source à l’embouchure
Menant des formes d’enquêtes, de pistages, nous collecterons les géophonies et biophonies, sons des cours d’eau et des milieux vivants qu’ils constituent. Aussi, nous voulons entendre des êtres habitant le bassin versant. Quels sont leurs liens à l’eau ? Des voix humaines sont là aussi. Quels liens entre sources et humanité ?
A partir d’échanges et de paysages sonores collectés, nous tenterons une composition mouvante, une sorte de portrait liquide. Les physicalités des cours d’eau et des principes d’improvisations en chant Occitan nous inspireront pour la structuration, les variations, les qualités de sonores.
Ce temps de laboratoire permettra aussi d’esquisser une forme artistique mouvante, vivante, vouée à être voyageuse et participative. Nous aurons cette semaine, la visite de personnes, scientifiques ou artistes visuels, de la scène musicale ou chorégraphique. Nos expériences seront amplifiées par ces rencontres au sein de la Ciutat.
Projet porté par CERC et l'association = FluX =