
« On entend une rivière couler puis l’eau s’éloigne et des oiseaux arrivent. Quelqu’un marche. Par moment une voix s’élève, et raconte… une tortue qui porte une horloge et fait tourner le monde, une gouleuse qui s’empare des femmes enceintes, des singes qui délibèrent du futur dans un arbre… D’autres sons nous parviennent, glanées dans le présent, et le quotidien, un quai de gare, une conversation sur le patois, une manifestation.
Les chants se situent dans la résonance des ces voix et de ces lieux qui se répondent, et sont chantés dans des langues inconnues et pourtant proches. C’est la langue d’ici, des anciennes et des anciens, celle qui n’a jamais été écrite et qui s’est transformée d’oreille en oreille, de fête en fête, loin des dictionnaires et des écrits des rois. Parfois les mots et les mélodies forment ensemble des prières, prières pour revenir, pour éloigner l’ombre, et nous exhorter à célébrer tout ce qui est vivant…. »
Urzu ou raconter comment le passé s’entrechoque dans le présent, depuis le patchwork sonore intime d’une musicienne à la recherche de la langue de son arrière grand-mère.
Projet porté par CERC et la Compagnie L'Oreille en friche.